What-is-my-nickname







Bien le bonjour !
Après Prise-pour-il et sa suite ainsi que Couple-or-Trouble (entre autres -_-') me revoilà !

En espérant qu'elle vous plaira !



Je dirais 17 ans, brune, célibataire, pitoyable et amoureuse.
Une descr
iption rapide et efficace de ma petite personne. Fan du mec le plus désiré du lycée et tellement en manque que je commence à me demander si ma vie va vraiment continuer à ce limiter à un surnom pourri et à mon statut de célibataire.

Heureusement, il fallait bien que la chance se souvienne de moi et me voilà capable de capter les messages de Peter, l'homme de mes rêves. Dés qu'il reçoit un sms, je le reçois aussi.
Voilà do
nc comment ma description c'est transformée :

17
ans, brune, célibataire, pitoyable, amoureuse ET prête à tout pour que Peter remarque mon existence !



Bienvenue dans what-is-my-nickname
Avec :


Bethany ◘ Sophia Bush
Jules ◘ Stephen Coletti

Peter ◘ Milo Ventimiglia
Claire ◘ Hayden Pannettiere

Zoé ◘ Kim So Eun
Luke ◘ Kim Seong Beom



Un commentaire à chaque article pour être prévenu de la suite !





(Générique à venir)

# Posté le dimanche 05 avril 2009 05:43

Modifié le dimanche 19 avril 2009 09:10

[...] Je me demandais juste quel prénom ne permettrait à personne de lui trouver un surnom. [...]

[...] Je me demandais juste quel prénom ne permettrait à personne de lui trouver un surnom. [...]

Je presse le pas en espérant qu'il sera incapable de me rattraper : Il faut avouer que si jamais ça se produit, je risque de repartir en boitant. Connaissant son caractère impulsif, je devrais réellement me mettre à courir dés maintenant. Je m'exécute et m'enferme soigneusement dans les toilettes des filles, seul endroit où je ne risque techniquement rien. Je sens mon téléphone vibrer et lève les yeux au ciel : Comme si c'était le moment pour qu'il reçoive un message. Je l'ouvre et m'aperçois que je n'ai jamais capté quoi que ce soit en rapport avec ce numéro... Mais une fois lu, l'auteur de ce texte si poétique ne m'est finalement pas si inconnu...

« Où que tu sois tu ne te cacheras pas éternellement. Je finirai bien par te mettre la main dessus et détruire ce téléphone. »

Alors c'est comme ça que je vais mourir finalement ? Etouffée par un téléphone, profondément enfoncé dans ma gorge ? Quelle fin tragique pour une pauvre lycéenne qui n'a jamais rien demandé à personne. Je dramatise certainement un peu la situation puisqu'il n'irait pas jusqu'à m'assassiner mais dans le fond, je le mériterais. J'aurais très bien pu changer de téléphone tant qu'il en était encore temps mais je ne l'ai pas fait. J'ai continué à fouiller dans sa vie privée et à présent, je suis prête à recevoir son Kourou. J'entends la porte s'ouvrir et je ferme les yeux. Lorsque la mort s'approche, on dit qu'il est de coutume de repenser à tous les moments de sa vie. Personnellement, je vais me contenter d'une partie. Tout a commencé il y a deux mois...



Flash back



Je vivais ma vie de lycéenne accomplie, traînant avec mes amis et ignorant ceux qui m'ignoraient, sauf exception. Peter faisait parti des exceptions en question. Il ne connaissait strictement rien de mon existence voir n'avait aucune idée de mon existence. Il n'était pas plus grand que les autres, ne sortait pas du lot et portait même des chaussures trouées. Seulement, si tout le monde l'aimait autant, c'était justement parce qu'il était d'une banalité accablante mais tellement charismatique qu'il en devenait merveilleux. Ce charisme a fait de lui le garçon le plus adulé du lycée, toutes les filles craquent pour lui secrètement et je n'échappe pas à la règle.

Amoureuse et pitoyable.

Voilà commen
t je me décrirais. Amoureuse parce qu'on dit que c'est le mot qui correspond à un c½ur qui s'accélère devant une certaine personne et pitoyable parce que je me complais dans cet amour à sens unique envers un parfait inconnu. Ces derniers temps, ces deux mots me suivent partout et commencent à devenir pesant. Je secoue la tête pour qu'ils me laissent tranquille et alors que je continue d'agiter le ballon rempli d'air qui me sert de crâne, je sens une main se pauser sur mon épaule.

??? : Ca va Betty ?

J'arrête de cogiter et revient sur Terre. Betty : Surnom que je traîne depuis la 4ème et qui n'a pas l'air de vouloir me lâcher. A quoi ça sert que vos parents se décarcassent pour vous trouver un prénom si c'est pour finir avec un raccourci qui permet aux personnes désirant communiquer avec vous de ne pas utiliser leur salive plus qu'il ne le faudrait en vous appelant simplement Betty ? Surtout depuis la sortie de cette série atroce sur une moche, je le déteste encore plus.

Bethany : Ca va.

??? : T'avais l'air ailleurs pourtant.

Bethany : Je me demandais juste quel prénom ne permettrait à personne de lui trouver un surnom.

??? : Ca n'existe pas. Tu regardes, moi j'ai que trois lettres dans mon prénom, un Z, un O et un E. Mais Edward a quand même trouvé le moyen de m'appeler 'la sainte ni touche'.

Bethany : Aucun rapport avec ton prénom.

Zoé : Pourtant il arrête pas de me jurer qu'un surnom va de paire avec la personnalité du concerné. Seulement j'arrive pas à le croire... J'suis pas une sainte ni touche rassure moi ?

Bethany : Non... Mais pourquoi on m'appelle Betty alors ? Ca n'a strictement rien à voir avec ma personnalité !

Zoé : Je suppose que c'est parce que ton prénom d'origine est trop long, fallait le raccourcir. Mais j'peux demander à Edward de t'en trouver un autre si tu veux ?

Bethany : Si c'est pour finir avec un truc à connotation sexuelle, je préfère garder Betty.

La sonnerie retentie et je me lève précipitamment. J'ai besoin de calme afin de réfléchir. Une question de personnalité alors ? Dans ce cas, quel surnom m'irait le mieux ? Et pourquoi les gens se contentent-ils de Betty alors que j'ai quand même un tempérament de feu ? J'aurais pu être surnommée 'la coriace' ou 'l'abominable Betty des neiges' mais ils se sont arrêté à Betty. Peut-être une preuve qu'ils n'ont pas réussis à me cerner pleinement.
J'arrête de rega
rder mes pieds et mon regard se pause sur l'homme de mes rêves. Peter. Le mec qui me fait fantasmer depuis mon entrée dans ce lycée. Ce penchant pour Peter, les gens l'ont bel et bien cerné : Je dois avoir l'air d'une idiote dés que je le croise et souvent les regards se pausent sur moi comme lorsque je me permets de fixer trop longtemps deux sauterelles en pleine copulation (Je suis toujours vierge, on excusera mes questions sur la sexualité.). Mes yeux se perdent dans l'immensité de son oreille et je dois certainement commencer à baver. Il continue tout droit sans même me remarquer et lorsqu'il tourne au coin du couloir, je reprends mes esprits. Mon portable vibre alors dans ma poche et je me mets à imaginer que c'est lui qui m'écrit...

O
h mon Dieu !

Un numé
ro inconnu. Qui dit numéro inconnu dit forcément plan drague ou trompage de numéro. J'ouvre le sms en espérant tomber sur un plan drague mais je reste relativement circonspecte.

« Dentiste à 16 heures. N'oublie pas de te laver les dents gros porc.
Ta s½ur qui t'aime. »

De un, je n'ai pas de s½ur. De deux, mon dernier rendez-vous chez le dentiste était il y a 3 semaines, c'est bien trop tôt pour y retourner. Je me permets de lui répondre, déçue que ce ne soit pas mon prince charmant, qu'elle s'est trompée de numéro. Je continue mon chemin en empruntant évidemment le même couloir que Peter et de nouveau mon portable vibre. Je m'attendais à un « Désolée et merci » mais à mon plus grand étonnement, le même message que tout à l'heure m'est envoyé une deuxième fois. Très bien. Laissons cette pauvre fille demeurée et incapable de se servir d'un téléphone s'acharner sur mon numéro. Je fourre mon portable dans le fond de ma poche et me dirige vers mon dernier cours de la journée qui pourrait sembler déprimant mais qui s'avère être plus excitant qu'une double glace au caramel. Une heure entière derrière Peter, à regarder son dos et à me demander à quoi on pourrait bien ressembler si l'on était un couple... Il se tourne alors vers moi et mes muscles se paralysent.

Peter : Fais comme si je t'expliquais un truc sur ta feuille.

Je baisse la tête en direction de mon cours et je l'entends chuchoter...

Peter : Ecoute là je suis en français et tu me... Ok ok, j'irai à ce foutu rendez-vous chez le dentiste ! Arrête de me harceler !

Je relève la tête et me rends compte qu'il est au téléphone. Génial. Je viens d'avoir la plus grande déception de ma vie. J'étais presque persuadée qu'il allait engager une discussion avec moi. Il raccroche et la voix du prof se fait entendre.

Prof : Peter qu'est ce que tu fabriques encore ?!

Peter : J'expliquais à Betty ce qu'était un COD, elle avait oublié.

Prof : (Me prenant comme témoin) Betty ?

Bethany : Euh... Ouai, c'est ça. Il m'expliquait ce qu'était un DOC.

Prof : Ouai bah il a pas du t'expliquer grand-chose...

Il se tourne à nouveau vers le tableau et je ne cherche même pas à comprendre cette dernière réplique... Je rebaisse les yeux sur mon cahier jusqu'à ce que je me rende compte d'un truc... Il connaît mon prénom ?!
Il se
tourne à nouveau vers moi et me fait un clin d'½il accompagné d'un merci... Je fonds totalement ! Mon téléphone vibre à nouveau et je suis tellement en transe que je ne m'aperçois même pas que je l'ouvre.

« Tu ne réponds pas comme ça à ta s½ur ! T'as intérêt d'être là à ce rendez-vous sinon je t'étrangle ! »

Peter et moi soupirons tout en refermant le clapet de nos téléphones en même temps. Il se tourne une deuxième fois vers moi et me fait un sourire à tomber.

Peter : Tu permets ?

Bethany : Tout ce que tu voudras...

Il ouvre son portable, compose un nuro et son visage se transforme en celui d'un démon.

Peter : Ecoute moi bien ! Si je dis que je vais à ce foutu rendez-vous, JE VAIS A CE FOUTU RENDEZ-VOUS ! Alors inutile de me menacer d'étranglement !

Il raccroche à nouveau et le fait qu'il connaisse mon prénom svapore complètement... Est-ce que lui et moi on est harcelés par la même personne ?




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# Posté le dimanche 05 avril 2009 08:18

[...] C'est pas une raison pour crever le premier ballon qui atterrira dans le jardin. [...]

[...] C’est pas une raison pour crever le premier ballon qui atterrira dans le jardin. [...]
J'inspire et expire profondément, tente de réguler ma respiration à plusieurs reprises sans grands résultats et finis par tendre ma main jusqu'à son épaule. Je tapote légèrement dessus et il pivote jusqu'à ce que ses yeux entrent en contact avec les miens.

Peter : Ouaip ?

Bethany : Tout à l'heure... Enfin, je t'observais pas du tout hein, te méprends pas mais vu que t'étais retourné vers moi, tu comprends bien que même en chuchotant j'entendais quand même tout ce que tu disais et donc je me demandais si... Si toi aussi on te harcelait ?

Peter : Harceler ? Ouai on pourrait considérer ça comme du harcèlement mais c'était juste ma s½ur qui pétait un câble comme à chaque fois que j'ai un rendez-vous auquel je veux pas aller.

Bethany : Juste... Ta s½ur.

Peter : Pourquoi, y'a vraiment quelqu'un qui te harcèle ? Si t'as pas de grand frère j'peux t'aider.

Bethany : C'est gentil mais en fait laisse tomber. Ca doit juste être un disfonctionnement de mon téléphone.

Il me sourie et se repositionne face au tableau. Drôlement gentil pour un parfait inconnu ! Je le vois sortir son téléphone et tapoter un message discrètement. Quelques secondes plus tard, après qu'il ait refermé le clapet de son portable, le mien vibre dans ma poche.

« Bethany H.J. Terminale L. En option facultative de maths et de français avec moi. »

Woh woh woh ! C'est quoi ce délire ? Une nouvelle fois mon phone gigote entre mes mains et j'ai un nouveau message d'un nuro inconnu.

« 30. »

Peter se tourne à nouveau vers moi tout en fermant son téléphone. Je reste stoïque et ne le remarque même pas. Je pause mon regard dans ma trousse et tout m'apparaît très clairement.

Mon
portable a bel et bien un problème.

Je reçois ? Réceptionne ? Capte ? Disons que je capte tous les messages de Peter, qu'il les envoie ou les reçoive, ils atterrissent comme par magie dans ma boîte de réception.

Peter : Betty ?

Je sors de ma léthargie et grimace à l'entente de ce surnom.

Bethany : Hein ?

Peter : Ca te dirait qu'on sorte tous les deux ?

Euh... Est-ce que j'ai raté quelque de chose lors de ma réflexion intense sur mon léphone ?

Peter : Si tu préfères les films niais je comprendrais.

Bon sérieux, où sont les caméras ?

Peter : Ou alors on va se balader dans un parc sympa ?

Oh. C'était pas une blague alors ?

Ce retournement de situation me met soudainement mal à l'aise. Cette invitation surprise mêlée à lacouverte des capacités de mon portable me sonnent.

Bethany : Ok.

Peter : Ok pour quoi ?

Pour la dernre fois de la joure, la sonnerie annonce la fin des cours. Je me lève et ponds rapidement.

Bethany : C'est toi qui vois.

Je pars en courant, les joues empourprées par ses propositions. A nouveau, mon phone vibre et le nuro de Peter s'inscrit.

« T'as un soucis mon vieux ! 30 ?! Attends de la recroiser... »

Mais de quoi il parle ?

« Ok ok. Je viens de la voir. 50. C'est mon dernier mot. »

Je devrais essayer de trouver à qui appartient ce deuxième numéro pour commencer et ensuite, parler à Zoé de ce phénomène étrange. Ou carrément en parler à Zoé maintenant et élucider le mystère du numéro inconnu plus tard ? C'est mieux. Je me précipite dans mon bus et cherche Zoé du regard. Exactement comme d'habitude, elle est assise dans la 5ème rangée et je me jette à côté d'elle.

Bethany : Ok, panique pas.

Zoé : Bien joué je panique !

Bethany : Tu vois qui est Peter ?

Zoé : Cite moi une seule personne qui ne voit pas qui est Peter ?

Bethany : Facile. Ma mère !

Zoé : Ta mère a lu ton journal intime alors navrée, mais elle connaît Peter.

Bethany : Ma mère a lu mon journal intime ?!

Zoé : J'étais même avec elle.

Bethany : Pardon ?

Zoé : C'est pas le moment de faire ta surprise ma p'tite ! Tu parlais de Peter alors accouche !

Bethany : Je capte les messages qu'il reçoit.

Zoé : ...

Elle explose subitement de rire. D'un rire tellement faux et fort que tout le monde se tourne vers nous.


Bethany : Zoé ?

Elle se stop brutalement et reprend son sérieux.

Zoé : J'ai rien compris.

Je me disais aussi.

Bethany : Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi mais dés que j'suis prêt de Peter, je peux capter tous les messages qu'il envoie ou reçoit. Regarde, ça c'est même son numéro de téléphone !

Elle m'arrache le combiné des mains et ses yeux se figent sur l'écran.

Zoé : Tu te fous de moi ?! Ce numéro est celui de... Peter ?! Oh mon Dieu, j'le prends ! Je suis toute excitée !

Elle finit par revenir à moi.

Zoé : T'imagines tout ce qu'on pourrait faire avec ça ? Tu lui en as pas parlé au moins ?

Bethany : Disons qu'au moment où il m'a invitée à sortir, j'ai pas vraiment pris le temps de lui dire.

Zoé : Il t'a invi...

Elle s'interrompt, se lève et hurle à l'assemblée en me pointant du doigt.

Zoé : CETTE FILLE VA SORTIR AVEC PETER ADAMS ! C'EST MA MEILLEURE AMIE, JE LA CONNAIS ! N'OUBLIEZ PAS MON EXISTENCE QUAND ELLE SERA POPULAIRE !

Elle se rassoit et me sourie, satisfaite.

Zoé : (Sérieuse) Je suis contente pour toi, toutes mes félicitations.

Je baisse les yeux en remuant la tête de gauche à droite et en me massant les tempes. Voilà pourquoi j'aurais du tout simplement m'en tenir à ma première idée : D'abord chercher le possesseur du numéro mystère (Qui doit tout simplement être un des amis de Peter) AVANT d'en parler à Zoé. Ou au moins me contenter de le faire en petit comité. Demain, tout le lycée sera au courant et je n'aurai plus qu'à me terrer dans un coin afin de ne plus jamais croiser Peter. Je descends du bus et remarque un camion de déménagement garé devant la maison des voisins. J'avais complètement oublié que cette pauvre madame Berson c'était malencontreusement cassée les deux chevilles et avait été exilée en maison de retraite, considérée comme trop vieille et trop seule pour s'occuper d'elle-même. Je fixe le canapé, qui, je trouve, est d'un très mauvais goût, avant d'ouvrir la boîte aux lettres et de m'emparer de prospectus. J'entre chez moi et me laisse tomber sur une chaise.

Bethany : Je suis rentrée !

Maman : (D'en haut) Tu savais que madame Berson s'était brisée les deux chevilles en même temps ?

Bethany : Ouaip.

Maman : (Criant) Et tu savais qu'elle avait été envoyée en maison de retraite contre sa volonté ?

Bethany : Ouaip.

Maman : Alors est-ce que tu savais qu'elle acceptait d'y aller uniquement si sa fille venait habiter dans sa maison ?

Bethany : Là tu me pauses une colle.

Maman : (Arrivant dans la cuisine) C'est une sacré bonne femme cette madame Berson. Elle a un caractère tellement fort que sa fille a fini par accepter.

Bethany : Ah ouai ? Et elle a quel âge ?

Maman : 43 ans. Mariée. Deux enfants.

Bethany : Age des enfants ?

Maman : 12 et 8 ans si je ne m'abuse.

Bethany : Super ! Pas besoin d'être gentille avec eux. Ils sont trop petits pour en avoir quoi que ce soit à faire.

Maman : C'est pas une raison pour crever le premier ballon qui atterrira dans le jardin.

Bethany : (Faussement outrée) Mais je ne suis pas un monstre !

Maman : Non, juste ma progéniture depuis maintenant 17 ans, je sais de quoi tu es capable.

Bethany : En attendant, c'est pas moi qui lis le journal intime de ma fille avec sa meilleure amie.

Elle sort de la cuisine en faisant mine d'avoir quelque chose à faire...

Maman : Purement innocente. C'est elle qui m'a invité à la rejoindre ! (Revenant) En parlant d'invitation... Les voisins viennent manger à la maison.

Un peu plus tard dans la soirée, alors que je mets la table, mon père revient du travail.

Papa : Bizarre. Ca sent bon.

Bethany : Elle a invité les voisins.

Papa : Oh. Ca explique qu'on ait de quoi manger ce soir !

Il enlève sa veste et se dirige vers la cuisine. Je me remets à ma tâche en déposant les serviettes dans les assiettes. Comme on a toujours été que trois à vivre dans cette maison, il est rare que l'on dépasse les 5 serviettes identiques. Je vais en mettre deux avec des petits lapins roses pour les enfants et répartir les 5 autres. Ils penseront que c'est une gentille attentions pour leurs bambins et non pas que c'est la preuve d'un manque de sociabilité cuisant de la part de cette famille. La sonnette se fait entendre et maman déboule comme une furie dans l'entrée.

Maman : OK. Faîtes semblant d'être bien élevés.

Elle replace ses cheveux et ouvre la porte.

Maman : Bonsoir ! Je suis Katherine, à prononcer à l'anglaise si possible !

??? : Je suis Milly. Enchantée !

??? : Phil. Ravi de faire votre connaissance. Et voici Jules et Bobby, nos rejetons !

Je reste à l'écart, patiemment plane au milieu du salon. Ma mère entre, un large sourire anc sur son visage.

Bethany : Quoi ?

Maman : Devine un peu !

Bethany :...

Maman : C'était pas 8 mais 18 ans !

Ne voyant absolument pas ce qu'il y a de si merveilleux, je me contente de marmonner un simple « Formidable »...
Le r
este du train suit la locomotive (Ma mère) et pénètre à leur tour dans le salon. Un grand brun ferme la marche en me souriant. Qu'est ce que m'a mère lui a raconté ? Il se dirige vers moi en tendant la main.

??? : Je m'appelle Jules. J'ai cru comprendre que ta mère te cherchait un petit ami ?

Bethany : Pardon ?

Jules : T'envoies souvent ta mère draguer à ta place ?

Bethany : Je... Tu m'expliques pourquoi tu me parles ?

Jules : Parce que je suis invité chez toi et que c'est par pure politesse que j'engage la conversation avec la maîtresse de maison.

Bethany : Alors oublions la politesse et ignorons nous.

Je pars en direction de ma place autour de la table où tout le monde est déjà installé. Jules fait de même et il se retrouve en face de moi. Lorsque ses yeux se pausent sur la serviette au lapin rose, il semble surpris. Il finit par sourire puis exploser de rire.

Géni
ale, mon nouveau voisin est un crétin.



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# Posté le dimanche 12 avril 2009 06:44

Modifié le dimanche 19 avril 2009 14:18

[...] Ca a l'air dur comme histoire mais j'peux rien faire pour toi. [...]

[...] Ca a l’air dur comme histoire mais j’peux rien faire pour toi. [...]
Pendant les trois quarts du diner, j'ignore purement et simplement Jules. C'est tellement simple faut dire, il ne dit strictement aucun mot. A croire que j'ai de l'influence.

Milly : Sinon Bethany, tu es en quoi ?

Bethany : Terminale...

Maman : ...Littéraire ! C'est un vrai petit géni.

Bethany : Maman...

Maman : Elle est première de sa classe et adore travailler... On se demande souvent si elle est normale avec son père !

Bethany : (Gênée) Arrête !

Milly : Vous avez tellement de chance... Jules a déjà redoublé une fois et ça ne lui a même pas servi de leçon. Il aime toujours autant les jeux vidéo et préfère vouer sa vie à ça plutôt qu'à ses études !

Maman : Oh et en quoi tu es ?

Jules : Scientifique.

Milly : La seule matière où il excelle et où il a la moyenne est l'art plastique. On a beau lui expliquer que ça ne l'aidera pas dans la vie, il s'entête à rester là dedans !

Maman : C'est amusant, Bethany est pareille ! Je crois qu'elle a 8 heures d'arts plastiques par semaine c'est ça ma chérie ?

J'acquiesce et Jules m'adresse la parole sans même lever les yeux vers moi.

Jules : Option facultative et lourde à la fois ? Faut s'accrocher.

Bethany : J'aime ce qu'on y fait.

Milly : Jules a pris uniquement facultatif. C'était un compromis entre nous. Il pouvait prendre arts plastiques s'il allait en scientifique.

Bethany : C'est complètement nul.

Milly : Pardon ?

Bethany : A quoi bon l'obliger à aller en scientifique si ce qu'il aime c'est l'art plastique ? Littéraire lui conviendrait mieux non ?

Jules : Non. J'arrive pas à comprendre les littéraires, j'aime mieux faire parti des scientifiques tout en touchant à ce qui m'intéresse.

Bethany : Ouai, t'es bizarre quoi.

Jules : Juste pas intéressé par les mêmes choses que des littéraires.

Bethany : Si tu le dis...

Je replonge la te dans mon assiette pour mettre fin à cette conversation et reste silencieuse jusqu ce que nos invités finissent par prendre la porte.

Maman : Je n'avais pas demandé de faire semblant d'être bien élevée ?

Bethany : Désolée mais... Ce Jules m'énerve.

Maman : Je disais pareil de ton père au début.

Bethany : Excuse moi mais entre Jules et papa, y'a une grosse différence !

Maman : Je dis juste que tu devrais essayer de lui laisser une chance... Il a pas l'air si méchant.

Bethany : De toute façon, je le reverrai plus jamais. Si j'le croise en train de sortir sa poubelle, j'aurai juste à fixer mes pieds et à compter le nombre de cailloux qu'il y a sur le sol.

Maman : Bref... Bonne nuit ma puce.

Bethany : Bonne nuit maman.

Elle m'embrasse sur le front comme toute maman un peu trop protectrice le ferait à sa fille de bientôt 18 ans et sort de ma chambre. Je tente de décontracter mes nerfs mais penser à demain m'empêche de dormir... Je sens que Zoé va me harceler pour suivre Peter partout et ne rater aucun des messages qu'il recevra. Je finis cependant par m'endormir et comme toute personne qui dort, je hais le réveil qui vient me sortir de mon sommeil.
C
omme chaque lundi après midi depuis le début de cette année scolaire, je passe 3 heures à travailler sur mes planches de croquis. Même si je m'énerve dés que maman parle de mon attirance pour le travail bien fait, j'avoue aimer que tout ce que j'entreprends se conclu sur un 20/20. Me voilà donc concentrer sur cette satanée planche de croquis qui a pour thème « De l'ombre jaillit la lumière », à me creuser la cervelle sur ce que je vais bien pouvoir faire quand une voix attire mon attention...

Prof : Allez vous asseoir sur la table qui est au fond. Vous pourrez demander le sujet à la demoiselle brune qui est à côté.

L'avantage en Arts plastiques c'est que c'est chacun sa table. Le problème ? C'est que c'est tellement cool que lorsque c'est pratique (C'est en gros uniquement ce qu'on fait en arts plastiques facultatif), le cours se transforme en anarchie, chacun vit sa vie, fait ce qu'il veut et la prof se contente de tourner autour des seuls élèves qui travaillent pour leur pauser des questions sur leur intension pour ce projet en cours de réalisation.

Là où
je veux en venir c'est que si Jules s'assoit à côté de moi et qu'il se décide à me parler, je n'aurai aucune excuse pour ne pas l'écouter.

Jules : Salut.

Bethany : ...

Jules : Je voulais juste te demander le sujet... Après j'te laisse tranquille.

Bethany : De l'ombre jaillit la lumière... Essaye de travailler sur le contraste tout en appuyant sur la continuité. Elle sera contente.

Jules : J'en prends bonne note.

Je me remets au travail quand Zoé me saute dessus.

Zoé : Tu fais quoi ?

Bethany : Et toi ?

Zoé : Je surfe sur le net depuis tout à l'heure en prétextant faire des recherches sur Richard Avedon. Quel grand artiste d'ailleurs...

Bethany : Tu n'as strictement aucune idée de qui il est n'est ce pas ?

Zoé : Aucune effectivement.

Bethany : C'est un super photographe, penche toi là-dessus.

Elle s'approche de moi pour me chuchoter à l'oreille.

Zoé : C'est qui ce nouveau avec qui tu parlais ?

Bethany : Mon nouveau voisin.

Zoé : Quoi ?! Mais il est trop... Wah !

Bethany : Et surtout super bizarre.

Zoé : Nan, toi t'es super bizarre. Lui il est super canon.

Bethany : Ma pauvre enfant. Quand comprendras-tu enfin que dans la vie, il y a aussi les études ?

Zoé : Les quoi ?

Bethany : (désespérée) Retourne sur ton ordinateur et laisse moi travailler tu veux ?

Zoé : Tu finiras dans un couvent si tu continues comme ça... Crois-moi !

Je lui attrape les hanches et la pousse hors de mon passage. Je me dirige vers la salle informatique et m'installe à un ordinateur. Quand je vois Jules s'asseoir à côté de moi, je soupire bruyamment.

Jules : Quoi ?

Bethany : T'as jamais pensé à harceler quelqu'un d'autre par hasard ?

Jules : Qui harcèle qui déjà ? J'ai bien peur de ne pas avoir suivi toute l'histoire...

Bethany : Toi tu me harcèles ! Tu emménages à côté de chez moi, tu te mets à côté de moi dans la seule matière qu'on aura en commun et tu dois encore t'asseoir à côté de moi ici ?

Jules : Oh. C'est vrai que ça pourrait passer pour du harcèlement. Mais je dois dire qu'en dehors d'un vieil ami, je connais que toi ici. Ca durera pas longtemps tu verras...

Bethany : Pas longtemps ?

Jules : J'suis très sociable. D'ici une semaine, tu entendras parler de moi partout comme le nouveau super canon et incroyable. Si tu es la première fille à m'avoir accueillie, je serai ton ami et quand je serai populaire, tu le seras aussi. J'peux t'apporter la gloire avec ma belle gueule tu sais !

Bethany : Et en plus il est modeste.

Jules : Arrêtes, j'vais rougir.

Très bien. Ignorons-le. Je pense que c'est la seule solution pour être enfin tranquille.

Jules : Une semaine. Une toute petite semaine et tu reprends ta vie banale et ennuyante.

Bethany : Tu crois que parce que tu me supplies, je vais accepter de faire semblant d'être ton amie ? C'est assez pathétique.

Jules : Ok. J'abandonne.

Il se lève et s'en va. Je me sens libérée d'un grand poids. Après deux heures et demie de réflexions intenses sur « mettrais-je cette ombre à gauche ou à droite ? Ou Peut-être en haut... » je me précipite vers la sortie, rapidement rejointe par Zoé.

Zoé : Donc c'est ton voisin, il est super sexy, a l'air absolument gentil et toi tu... L'envoies balader ? C'est tout à fait compréhensible.

Bethany : Je sais.

Zoé : On a le droit d'être effrayée quand on rencontre quelqu'un de géniale... Tout le monde le serait.

Bethany : Je sais parfaitement que tu es ironique.

Zoé : M'enfin, ta chance est passée. On ne va pas s'apitoyer sur ton sort n'est ce pas ?

Bethany : Ouai, passons à autre cho...

Je me coupe dans ma phrase, interrompue par une scène chaotique.

Zoé : ChoSE. Ca se dit, choSE.

Bethany : Il...

Zoé : Quoi ?

Elle se tourne et comprend mon blocage.

Zoé : Oh. Tu l'as envoyé sur les fleurs et il est apparemment ami avec Peter ?

Bethany : Il va lui dire que je suis absolument infréquentable, mal élevée et pas altruiste... Peter ne voudra plus jamais m'adresser la parole et je n'aurai plus qu'à me suicider !

Zoé : La situation n'est peut-être pas aussi désespérée qu'elle en a l'air. Si tu te rattrapes assez rapidement, Jules n'aura même pas le temps de se rendre compte que tu es une fille abominable et invivable.

Je l'attrape par la main et me dirige à toute vitesse en direction de Peter et Jules. Lorsque leurs deux regards se pausent sur nous, je comprends que je suis en train de faire une grosse bourde mais il est déjà trop tard pour repartir.

Peter : Betty ?

Je sens Z se crisper. Elle sait tout autant que moi à quel point je hais ce surnom et si elle l'emploie, c'est uniquement pour m'embêter.

Bethany : Hey.

Peter : Tu voulais quelque chose ?

Bethany : Non. Enfin, oui mais... En fait non. Hé hé !

Jules : J'y crois pas.

Bethany : Quoi ?

Jules : Rien.

Bethany : Tu as dit « J'y crois pas »... Pourquoi ?!

Jules : Pour rien. Laisse tomber.

Je finis par tourner la tête vers Peter et reprends mon sourire.

Bethany : T'as réfléchi à un endroit pour notre rendez-vous ?

J'entends Jules pouffer derrière moi mais n'y fais pas attention.

Peter : Je me suis dit que commencer par un cinéma serait pas mal ?

Bethany : Ca marche ! Samedi soir ?

Peter : Absolument.

Je lui sourie à nouveau et m'en vais, toujours accompagnée de Zoé.

Zoé : C'était quoi ça ?

Bethany : Je venais m'assurer que Jules n'avait pas monté la tête de Peter et que ce dernier voulait toujours sortir avec moi.

Zoé : Oh.

Bethany : Apparemment, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Et maintenant qu'il s'est engagé, il ne peut plus revenir en arrière !

De mon côté...

Jules : Depuis quand tu t'intéresses au genre « asociale et coincée » ?

Peter : Depuis qu'elle vaut 50 points.

Jules : Vous jouez encore à ça ?

Peter : Et oui, un jeu d'hommes, tu peux pas comprendre.

Jules : Bref, avant que cette fille désespérée n'arrive en courant, je voulais te dire que j'apprécierais énormément que tu me rendes mon caleçon préféré.

Peter : Ouai. Ca a l'air dur comme histoire mais j'peux rien faire pour toi.

Jules : Je sais parfaitement que quand j'suis venu chez papa la semaine dernière tu me l'as volé alors s'il te plaît, rends le moi.

Peter : T'es en train de me péter un câble pour un caleçon ?

Jules : C'est pas n'importe quel caleçon, c'est mon préféré.

Peter : Tu me fais pitié. Voilà pourquoi tu m'insupportes.

Jules : Je m'en fou que tu me détestes, je veux mon caleçon !

Peter : Tu demanderas à ta petite maman d'amour de t'en racheter un...

Jules : OK tu me blases. J'comprends même pas pourquoi mon père réussit encore à te supporter.

Peter : Peut-être parce que ma famille lui convient mieux que votre secte de cinglés ?

Jules : C'est sûr, ça peut être que ça.

Je m'en vais en soupirant. Heureusement que j'ai de bons rapports avec mon beau père sinon je crois que ce crétin aurait réussi à me rendre jaloux. Lui et moi n'avons absolument aucun lien de parenté mais je dois le supporter tous les week-ends puisque mon père s'est remarié avec sa mère. J'en ai honte mais c'est pas moi qui choisi.

D
e plus, j'aimais vraiment ce satané caleçon. Je ne sais pas comment je vais m'en sortir sans lui dans cette nouvelle ville tout seul...





Et un nouveau délire, un !
Navré mes amours mais fallait pas me tendre une perche aussi longue ! Ils auraient du prendre du français, on en serait pas là, dans "encore et encore" y'a pas la syllabe "gay" comm dans "again and again" on est d'accord ? Ils n'ont tout simplement pas fait un choix très judicieux !

2PM - "Again and again" parodie
(Et faîtes moi pas croire qu'il ressemble pas à Bi Rain !)


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# Posté le mercredi 06 mai 2009 09:33

Modifié le jeudi 07 mai 2009 14:25

[...] MON AMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUR !!!! Nous voilà enfin réunies pour le pire comme pour le pire ! [...]

[...] MON AMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUR !!!!  Nous voilà enfin réunies pour le pire comme pour le pire ! [...]
A la fin de la journée, je me précipite devant le lycée en espérant trouver le bon bus à prendre du premier coup. Je m'arrête au milieu du trottoir et entame la chanson « Amstramgram... » dans ma tête tout en passant d'un de mes futurs fidèles destriers à l'autre. Ma dernière syllabe tombe sur un véhicule bleu, relativement vieux et qui me semble tomber en ruine... Seulement, le destin me l'a attribué et je n'ai d'autres choix que de croire en cette destinée. J'avance lentement, déglutis bruyamment et ouvre la bouche afin de m'adresser au chauffeur quand une horde d'élève monte derrière moi. Je suis entraîné à l'intérieur sans même savoir où je vais et je m'assois, perplexe. Les portes se ferment et le bus démarre... Ok, rassurons-nous en pensant que c'est le destin qui en a décidé ainsi...


__________________


Je m'assois dans mon bus, comme toujours à moit vide, et attends Zoé patiemment. Elle entre rapidement à son tour et se jette à côté de moi.

Zoé : Je déclare la mission « Qui est le correspondant mystère de Peter ? » officiellement ouverte !

Bethany : Ca fait pas un peu long et explicite pour quelque chose qui est sensé être un nom de code ?

Zoé : J'ai pas trouvé plus court, désolée. Bref, j'me suis penchée là-dessus et j'ai un plan. Pendant que toi tu suivras Peter demain midi pour capter ses sms, je ferai le tour du lycée en bipant à plusieurs reprises le numéro de l'inconnu. Si quelqu'un décroche et que je suis dans les parages, nous aurons notre correspondant mystère.

Bethany : Si t'as l'intention de perdre ton temps, je t'en prie ! Personnellement, je pense que quand midi viendra, j'irai manger, exactement comme toutes les personnes normales le feraient.

Zoé : Je vais encore devoir me taper tout le boulot c'est ça ?

Bethany : J't'oblige en rien j'te rappelle !

Zoé : Mais si j'le fais c'est plus pour moi que pour toi parce que j'veux savoir donc j'irai quand même !

Bethany : Il faut bien que tu t'occupes... Ca te changera un peu de ton obsession pour les mâles au passage.

Zoé : Bah indirectement j'espère quand même qu'il sera sexy...

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Peter : Wesh, yo, wesh, yo, wesh YO !

Luke : Un simple bonjour aurait suffit.

Peter : J'aurais eu l'air moins cool aussi.

Luke : C'est sûr... (Ironique) T'avais pas l'air ridicule du tout !

Peter : J'suis là pour parler boulot mon coco alors pas d'entourloupe. La petite Bethany, on reste sur 50 ?

Luke : J'peux pas lui en accorder plus, je déteste ses chaussures !

Peter : Ok. De toute façon j'les aime pas non plus donc j'peux pas t'en vouloir.

__________________


Lorsque j'ouvre les yeux, le car est vide et je suis seul au milieu de toutes ces places libres. J'empoigne alors fermement mon courage et me lève. Sois héroïque mon grand ! C'est pas parce que tu t'es involontairement endormi dans ce bus et que tu n'as aucune idée de sa destination qu'il faut paniquer !

Jules : Excusez-moi monsieur mais... C'est quoi le dernier arrêt de ce bus ?

Chauffeur : Lyon mon grand.

J'suis mort. Je descends au prochain arrêt et sors mon téléphone...

Jules : Maman ? J'ai peut-être encore fait une bourde... Je me suis INVOLONTAIREMENT trompé de car... Nan, pas loin du tout ! J'dois être dans les alentours de... Lyon ?

Maman : QUOI ?! TU SAIS A COMBIEN DE KILOMETRES DE CHEZ NOUS EST CETTE VILLE ?! TU MERITERAIS QUE JE TE...

Un cabriolet s'arrête alors devant moi... J'oublie ma mère qui est à l'autre bout du téléphone et pause mes yeux sur la longue chevelure blonde qui est au volant. J'ai toujours adoré les blondes ! Elle tourne la tête en ma direction et m'adresse un sourire resplendissant. J'hésite quelques secondes et lorsque je remarque qu'elle s'impatiente, je le lui rends sans grande conviction, encore hésitant... C'est vraiment à moi qu'elle s'adresse ?

Maman : JULES !!! EST-CE QUE TU M'ECOUTES PETIT FRELUQUET ?!

Encore dans un état second, j'approche à nouveau le combiné de mon oreille et toujours en fixant la jolie blonde...

Jules : J'te rappelle maman.

Je raccroche et elle me fait signe de la rejoindre. Je pointe mon doigt dans ma direction et lève un sourcil afin de lui faire comprendre que je suis hésitant quant au destinataire de son message... Elle acquiesce et c'est surpris que j'attrape mon sac pour aller la rejoindre.

??? : Tu serais pas le nouveau du lycée par hasard ?

Jules : (Bégayant) Euh... Nan enfin, ouai mais... Oui je... Ok, j'suis le nouveau.

??? : J'me disais bien que j't'avais déjà vu quelque part ! Je suis Claire. T'habites dans le coin ?

Jules : Pas vraiment, j'me suis perdu en réalité...

Claire : T'es perdu ? C'est trop mignon ! Tu veux que je te ramène chez toi ?

Jules : Nan, j'vais essayer d'appeler ma mère et de la raisonner pour pas qu'elle m'engueule de trop.

Claire : Ta maman ? T'es trop chou, on te l'a déjà dit ?

Jules : Habituellement les filles me font comprendre qu'elles me trouvent lourd en réalité.

Claire : Moi j'te trouve marrant ! Tu veux vraiment pas que j'te ramène ?

Jules : Tu viens de rentrer du lycée, t'as déjà fait suffisamment de chemin, j'veux pas déranger en te faisant y retourner ! Ca fait loin quand même... Doit y avoir au moins 70km d'ici à chez moi.

Claire : Le lycée est à un quart d'heure d'ici, de quoi tu parles avec tes 70km ?

Jules : Bah j'me suis trompé de bus et quand j'me suis réveillé y'avait plus personne et le chauffeur m'a dit que... (Comprenant) Que le bus allait à Lyon. J'ai cru que j'étais à Lyon, quel crétin.

Claire : Oh t'as du prendre mon ancien bus ! Tout le monde descend au premier arrêt ! J'me suis déjà endormie une fois et j'ai paniquée aussi quand j'ai rouvert les yeux ! C'est impressionnant de se réveiller tout seul.

Jules : Ouai...

Honteux. Absolument humiliant. Je ne suis qu'une grosse quiche (Mike, spéciale toi !).


Claire : Donc je te ramène ? Tu n'y vois aucun inconvénient ?

Jules : J'ai plus aucune excuse !

Je monte dans la voiture et me laisse conduire. Une fois devant chez moi, je la remercie de m'avoir po et commence à m'en aller...

Claire : J'espère qu'on se recroisera de temps en temps au lycée ! Ca pourrait être sympa !

Je lui sourie en guise de oui et passe définitivement la porte d'entrée. Finalement, j'avais même pas besoin de cette Bethany hautaine et hypocrite ! J'lui avais bien dit qu'il me faudrait moins d'une semaine pour avoir des amis !

__________________


Une voiture se gare devant chez moi et ne serait-ce qu'en voyant la couleur qu'elle arbore, je comprends qui la conduit ! Je saute de ma chaise et me précipite sur mon téléphone. Je compose le numéro de Zoé tout en courant vers la porte que j'ouvre à la va vite avant de me jeter dans les bras de la nouvelle arrivante. A l'autre bout du fil, Zoé décroche.

Zoé : Oui ?

Bethany : Devine un peu qui j'ai sous les yeux ?

Zoé : Patrick Poivre D'Arvor ?

Bethany : Nan, une fille qui est maintenant bilingue grâce à son séjour en Amérique.

Zoé : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!

J'hurle avec elle et Claire me regarde en souriant.

Claire : Pas vraiment bilingue, je sais toujours pas dire « humoristique » !

Zoé : (Hurlant)T'as des synonymes, c'est pareil ! Bref, bougez pas de ce jardin, je ramène mes fesses chez toi Bethany !

Elle raccroche et je prends à nouveau Claire dans mes bras.

Bethany : T'étais où aujourd'hui ? On t'a cherché partout dans le lycée !

Claire : J'ai passé le plus clair de mon temps dans le bureau du principal à tenter de marchander l'accès à la classe des terminales littéraires !

Bethany : Et... ?

Claire : Tu te souviens de qui je suis ? T'as déjà vu quelqu'un me dire non ?

Bethany : Zoé.

Claire : A part Zoé, personne ne me résiste ! Je suis donc de retour en L !

Bethany : Ca c'est une bonne nouvelle !

On entend alors un hurlement phénoménale suivit du bruit qu'un éléphant ferait s'il se cidait à taper un sprint venant du coin de la rue.

Zoé : MON AMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUR !!!! Nous voilà enfin réunies pour le pire comme pour le pire ! Tu m'as tellement manqué !

Vous avez déjà vu le film qui est passé sur la chaîne Disney il y a maintenant fort longtemps avec la fille qui a souhaité que sa poupée prenne vie et que son v½ux c'est réalisé ? Non ? Et bien figurez-vous que Claire, c'est un peu notre poupée barbie version humaine. Le stéréotype même de la blonde aux yeux bleus magnifique. Et le pire dans tout ça, c'est qu'au lieu d'être une ridicule petite pimbêche, elle est l'une de mes deux meilleures amies. N'est ce pas incroyable ?

__________________


C'est quoi tout ce cirque sous ma fenêtre ? Qui est-ce qui hurle comme ça ? Encore cette tarée de...
Clai
re ?!
Cl
aire qui serre Bethany dans ses bras ça veut dire que... C'est une vengeance c'est ça ? Parce que je connais ce crétin de Peter avec qui elle rêve de sortir, vous me punissez en transformant la femme de mes nuits en meilleure amie de ma voisine égoïste ?!

La v
ie est tellement injuste. Je savais que j'aurais du insister pour récupérer mon caleçon porte bonheur, je n'en serais certainement pas là aujourd'hui s'il était à mes côtés !

__________________


Mon téléphone vibre alors dans ma poche...

« Ce soir, à 21 heures, au bar en bas de chez moi. On y sera tous, t'as intérêt de venir vaurien sans avenir ! »

« Compte sur moi ma biche ! »

Zoé : Qui c'était ?

Bethany : D'après toi.

Zoé : Nan ?!

Bethany : Ils vont dans un bar ce soir...

Zoé : Un bar ? Tu penses à ce que j'pense ?

Claire : Qu'est ce qui se passe ?

Zoé : On t'expliquera tout ça en chemin, ce soir, on va au bar !






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# Posté le dimanche 24 mai 2009 11:04

Modifié le dimanche 24 mai 2009 11:55